JOCELYN SAPOTILLE

28 mars 2014

ZOOM SUR QUELQUES POINTS FORTS DU PROJET DE LA LISTE ENSEMBLE C'EST POSSIBLE

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19 mars 2014

_José TORIBIO commet un sacilège avec l'image de MANDELA

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09 décembre 2013

ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2014

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CONSEIL REGIONAL DE LA GUADELOUPE

Discours de

Monsieur Jocelyn SAPOTILLE

1er vice président du conseil régional

Orientations budgétaires 2014

9 décembre 2013

 

Monsieur le président du Conseil économique et social régional,

Monsieur le président du Conseil de la culture de l’éducation et de l’environnement,

Mesdames et Messieurs les vices présidents du conseil régional des jeunes,

Mesdames et Messieurs les élus régionaux, chers collègues,

Mesdames et Messieurs,

Notre présence ici ce matin tient de la convocation qui vous a été adressée pour débattre des orientations budgétaires de l’exercice 2014.

Permettez-moi au préalable, de m’incliner devant la disparition, de deux grands hommes, qui nous affectent particulièrement et du deuil qui frappe l’un de nos collègues.

Nelson MANDELA, de son surnom Madiba. Le héros de la lutte contre l’apartheid qui a transcendé la haine et les clivages et œuvré pour la réconciliation de la communauté noire et blanche de son pays. L’humanité toute entière a perdu son héros.

Pierre ALIKER, médecin, homme politique martiniquais, fidèle compagnon d’Aimé CESAIRE. Combattant infatigable de la cause martiniquaise. Militant engagé pour l’autonomie de la Martinique, pour les progrès de la santé et de l’éducation dans son pays.

Beaucoup plus près de nous, je m’associe au deuil de notre collègue Philippe RAMDINI qui a perdu son papa hier. Je lui exprime à lui et à sa famille mes sincères condoléances et un bon kimbé rèd.

Afin de saluer leur mémoire, je vous propose d'observer une minute de silence.

Avant d'entrer dans le vif du sujet J'exprime une pensée pour ces milliers de personnes d’origine haïtienne qui ont fait l’objet d’une mesure scandaleuse de dénaturalisation par les autorités dominicaines. Notre présidente Josette BOREL-LINCERTIN a ainsi pris la décision de suspendre  les manifestations programmées dans le cadre de l’année de la république dominicaine en Guadeloupe.

Enfin je salue le parcours de notre représentante à Miss France 2014, Chloé DEHER, 4ème dauphine de Miss France qui a fait une superbe prestation  dans la compétition à laquelle elle a participée.

Mesdames et Messieurs,

Chers collègues,

La collectivité réaffirme fortement sa volonté de placer l’homme guadeloupéen au cœur de ses préoccupations en faisant converger toutes ses actions en direction du développement de l’activité, du renforcement de la cohésion sociale, de l’aménagement du territoire et de l’équilibre de son environnement.

Cette affirmation n’a de sens que si elle s’inscrit dans une politique volontariste tournée toute entière vers cet objectif.

Le choix de nos orientations discutées ce matin au sein de cette enceinte contribuera au développement de notre région et de ses habitants. Elles sont attendues de nos compatriotes qui s’impatientent du changement annoncé de la conjoncture économique, et de l’inversion de la courbe du chômage. 

La crise que nous vivons ne se limite pas à la Guadeloupe. Mais elle prend ici un relief particulier compte tenu du caractère ilien de notre petit pays.

La crise est générale à tout le territoire français. L’interconnexion des économies est telle que tout ralentissement observé dans les pays développés ou les pays émergents ont un impact sur l’économie française et par répercussion sur celle de notre région.

Le gouvernement a inscrit son action dans la maitrise de ses dépenses pour assainir ses finances et réduire le déficit financier. C’est une action de longue haleine nécessaire, destinée à revenir à un taux de déficit de 3,6% pour 2014, tout en assurant un taux d’activité et une croissance permettant la reprise de l’emploi et la baisse durable du chômage. La baisse intervenue de 0.6% en octobre 2013, au niveau national est prometteuse, elle doit être confirmée dans les prochains mois pour faire reculer durablement le chômage.

En Guadeloupe les efforts pour le maintien et le développement de l’activité n’ont pas encore d’effets positifs sur le chômage. Le nombre de demandeurs d’emploi a progressé en octobre de 0.5% (en y intégrant les îles du Nord).

Devant l’incertitude et le manque de visibilité d’un monde en constante évolution chacun comprend les inquiétudes de nos concitoyens, leurs exacerbations pour l’amélioration de leurs conditions de vie.

Le mouvement observé par la grande majorité des syndicats le 5 décembre, va dans le sens des questionnements de nos concitoyens, de leurs impatiences pour un retour à une situation meilleure.

La méthode certes, peut être discutée sur la nécessité de la grève générale dans une conjoncture peu favorable ou toute pause sur la production de biens et de services a des répercussions négatives sur l’économie et donc sur l’emploi. On ne saurait en tout cas, se satisfaire de l’échec, ou d’un semi succès d’une manifestation dans les rues pour considérer les revendications non fondés. Là n’est pas le débat et les enjeux. On ne peut qu’encourager la discussion et la négociation pour rapprocher les parties et trouver des accords. Il en va de l’intérêt général, de la préservation de l’emploi et du développement de notre pays.

La collectivité régionale investit chaque année plus de 500 millions d’euros dans l’économie. C’est un effort important à la mesure des réalités budgétaires de la région dans une période de pénurie financière et marquée depuis 2005, par la baisse des moyens alloués aux collectivités locales. On notera :

  1. En 2005, l’insuffisance des compensations transférées à l’occasion de la décentralisation des secteurs des routes nationales et des personnels TOS de l’Education Nationale, les effets s’en font toujours ressentir ;

   2. la réforme fiscale de 2010, qui a supprimé aux régions la quasi-totalité de leur flexibilité fiscale.

   3.  le gel des dotations de l’Etat et en 2014, une baisse annoncée.

En 2014, le gouvernement prévoit une réduction de la dotation de 184 millions d’euros pour les régions. A cela s’ajoute la transformation de la dotation de la formation professionnelle et l’apprentissage.

Ce retrait de l’Etat depuis 2005, contribue à l’abaissement des marges de la collectivité puisque les dépenses obligatoires dans le même temps progressent.

Malgré ces difficultés, la région a pu maintenir ses investissements à un niveau élevé et su faire face aux situations créées par la crise de 2009. Nos interventions ont notamment servies de leviers et de facteurs de développement de l’économie.

Dans cette morosité ambiante, l’espoir doit être de retour. Nos réflexions et nos décisions d’hier ont donné naissance à des outils qui sont porteurs d’espoir pour demain.

-          L’observatoire des prix devrait contribuer à offrir aux consommateurs le prix le plus juste au regard des contraintes de notre économie insulaire et la petitesse de nos marchés ;

-          L’intervention de la SEM patrimoniale de la région apporte, à des acteurs économiques, des outils permettant le maintien de leurs activités, contribuent à réduire leurs  prix, rendent leurs produits compétitifs;

-          La création de l’établissement public foncier local de la Guadeloupe créé en mai 2013 permettra le portage et la gestion de fonciers, l’ingénierie technique, financière et l’expertise auprès des collectivités locales ;

-          Le pole universitaire du camp Jacob à Saint-Claude, inauguré au mois de mai 2013, d’un cout de plus de 50 millions d’euros, constitue un ensemble moderne dans un site exceptionnel au service de notre jeunesse, de nos étudiants ;

-          L’ouverture d’un BTS audiovisuel destiné à la formation des jeunes dans des métiers de l’audiovisuel ouvre des perspectives de nouveaux débouchés;

-          L’accompagnement des associations de consommateurs et la création d’un site permettent la mise en place de contre pouvoirs.

Mais, l’une des mesures la plus attendue de nos compatriotes est celle relative à la maitrise des prix des carburants.

Nous devons saluer ici, le travail accompli par le Ministre des outre Mer pour rendre plus transparent la composition du prix des carburants en Outre Mer et singulièrement en Guadeloupe.

Je vous félicite mes chers collègues, d’avoir donné un avis favorable en commission permanente du 3 décembre 2013, au projet de décret réglementant les prix des produits pétroliers et du gaz de pétrole liquéfié dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique et clarifiant le fonctionnement des marchés de gros et de détail pour la distribution de ces produits dans ces mêmes territoires.

Avec le nouveau décret il y aura  un renforcement du rôle de l’observatoire des prix,   Le déclaratif ne suffira plus, il va falloir prouver avec des documents comptables certifiés les charges et les marges. Les éléments entrant dans le calcul du coût seront limités afin d'éviter des coûts surévalués. Les comptes de résultat devront être présentés après certification par un expert comptable. Comment peut on être contre  la transparence si on a rien à se reprocher. Les guadeloupéens pourront désormais  payer le juste prix de ce produit d’une absolue nécessité.

Saluons également l’avis favorable donné par l’autorité de la concurrence et par les 51 parlementaires d’Outre Mer qui approuvent ce texte qui constituait un engagement du président de la république de lutter contre les monopoles et les marges abusives dans tous les secteurs.

Oui c’est un progrès indéniable de transparence que le précédent gouvernement n’avait hélas pas su imposer à ceux dont l’intérêt était de ne rien changer au mode de calcul du prix du carburant.

Réitérons donc notre soutien et notre confiance dans l’engagement du ministre des Outre Mer, pour offrir aux consommateurs guadeloupéen un juste prix des carburants.

Ce combat va de paire en ce qui nous concerne avec la rigueur que nous devons poursuivre dans la gestion des affaires régionales. Par les temps qui courent, « temps de disette », un sou est un sou. Chaque sou dépensé doit avoir l’affectation la plus optimale possible.

L’affaiblissement de nos marges de manœuvre doit nous mener à accentuer des économies de fonctionnement dans tous les secteurs ou ils sont possibles. Il y va de nos capacités à maintenir notre niveau d’investissement.

Cet effort doit être le notre d’autant, que la présidente de région Mme Josette BOREL-LINCERTIN s’engage  à ne pas augmenter la pression fiscale et à ne pas recourir à l’emprunt qui reporte sur les générations à venir la charge de la dette.

2014 sera une année de réalisation, de concrétisation et de finalisation de bon nombre de projets que nous avons lancé en début de mandat. Nous nous inscrivons à la fois dans une démarche pragmatique, réaliste et ambitieuse.

3 axes forts se dégagent:

- Lutter contre le chômage

- Aménager le territoire pour répondre aux nouveaux enjeux actuels et à venir

- Renforcer la cohésion sociale et développer l'humain.

Il s’agira en tout premier lieu de tout mettre en œuvre en faveur de l’emploi, c’est un axe prioritaire de notre action.

Même si ce n’est pas une de nos compétences premières, nous devons créer les conditions pour favoriser l’accès au travail pour les publics les plus éloignés de l’emploi.

Nous le ferons en améliorant et en développant les actions permettant de lutter contre la précarité. En inventant des formes d’approche, en adaptant les mesures à aux  personnes concernées.

Cela a pris la forme de la mise en place d’ateliers de  développement personnel, de découverte d’un métier lié à un secteur d’activité ou encore à l’accompagnement à la création d’activité. Ces mesures seront amplifiées en 2014.

Il s’agit par ailleurs, d’accroitre les dispositifs de pédagogie innovante à destination de ces  publics en difficulté, en développant des chantiers d’insertion sur tout le territoire. Plusieurs sont déjà en activité ou le seront prochainement :

-          la Grivelliere pour le pole rénovation de monuments historique,

-          des chantiers de ravalement de façades de centre-bourgs,

-          des travaux d’aménagement et d’entretien sur les giratoires des routes.

De nouveaux chantiers d’insertion seront soutenus dans le domaine maritime, dans l’audiovisuel et dans le sport.

Toujours en soutien de l’emploi, nous accentuerons nos interventions pour soutenir l’emploi:

-          par l’aide régionale pour les emplois tremplins ;

-          par l’accompagnement dans le financement des emplois aidés en prenant en charge la part employeur pour les associations et les entreprises ;

-          par l’accompagnement dans le financement des emplois d’avenir dont les résultats des recrutements pour 2013, ont atteint les objectifs visés.

De même nous continuerons à porter une attention particulière à ces publics en développant les écoles  de la 2ème chance. Celle de Basse-Terre sera prochainement livrée, celle du Moule est en bonne voie pour l’achèvement des travaux en 2014.

En direction des lycéens, le plan pluri annuel d’équipement des lycées arrive à son terme il a permis la remise à niveau d’un certain nombre d’équipements qu’il convient de renforcer pour permettre le travail et l’accueil des élèves dans des conditions toujours plus améliorées.

Les résultats au baccalauréat de 2013, sont très encourageants. Nous avons un taux record de réussite de 86,8%, la région s’en félicite. Elle en prend toute sa part dans ce résultat, consciente des progrès réalisés en termes d’infrastructures, d’équipements et de moyens en agents techniques affectés dans les lycées. Nos efforts seront poursuivis dans le cadre du nouveau plan pluri annuel 2014- 2016 qui a fait l’objet d’une large concertation avec les établissements en 2013.

2013, qui a été l’année d’inauguration du pole universitaire du Camp Jacob, une merveilleuse infrastructure au service de nos étudiants. 2014 devrait permettre une montée en charge de  cette structure.

La collectivité régionale intensifiera l’aide qu’elle apporte aux étudiants pour ceux qui poursuivent leurs études en Guadeloupe quand l’offre de formation existe au sein du pole universitaire régional de Guadeloupe. Pour mémoire, seulement 25% des bacheliers poursuivent leurs études dans notre région.

Cette lutte pour l’emploi ne peut être gagnée que si l’activité économique progresse c’est pourquoi la région entend amplifier l’accompagnement des entreprises et la modernisation de l’économie.

Nous adopterons en 2014 le nouveau Schéma Régional de Développement Economique pour mieux orienter nos champs d’intervention.

Au nombre de nos actions nous apporteront une attention particulière aux mesures visant

-          à favoriser le financement du programme d’investissement des entreprises,

-          à soutenir la transmission et la reprise d’activité,

-          à encourager l’intégration de la démarche durable

L’année 2014, sera aussi celle du tourisme avec le temps fort de l’organisation de la route du rhum qui sera à sa 10ème édition.

La région Guadeloupe sera pour cette édition le sponsor principal de cette opération sportive internationale qui prendra le nom de « la route du rhum destination Guadeloupe ». L’organisation de cette course transatlantique est un événement attendu. Tout sera mis en œuvre en termes de communication, de festivité, de retombé économique, d’appropriation par les guadeloupéens pour en faire un élément majeur destiné à dynamiser notre économie. La route du rhum destination Guadeloupe devra être un booster économique. 

Le tourisme c’est principalement l’affaire de l’attractivité du territoire. Aussi, convient-il d’axer nos priorités sur l’offre d’hébergement et l’offre de service.  Nous mettrons l’accent en 2014, sur l’accompagnement des investisseurs pour favoriser la montée en gamme, la diversification des hébergements et des services.

Dans un autre domaine économique, une part non négligeable de nos interventions devra être consacrée au secteur de la recherche et de l’innovation, l’année 2014 sera celle de la création de la structure juridique portant le pole technopolitain et le démarrage de l’activité de la pépinière d’entreprises innovantes de Baie Mahault. La collectivité a procédé en 2013 au recrutement de l’animateur du réseau des acteurs de l’innovation.

Le soutien à l’économie et à l’emploi va de paire avec la poursuite de la mise en œuvre de nos équipements structurants et d’un aménagement équilibré du territoire qui sont des moteurs de développement.

En 2014 nous réaliserons et achèverons nos grands travaux initiés en début de mandature  et parmi ceux-ci on compte:

-          Les travaux du Mémorial ACTe dont l’inauguration est prévue pour 2015 ;

-          L’accompagnement du projet structurant du grand port ;

-          La restructuration par tranche de la cité scolaire de Baimbridge ;

-          La construction du barrage de Moreau ;

-          L’accompagnement du projet de traitement des déchets avec le SYVADE ;

-          La construction du pont à double voie de la rivière Noire à Saint-Claude ;

-          Les travaux à 2x3 voies de la RN1 entre la Jaille et le pont de la Gabarre ;

-          L’aménagement du boulevard maritime de Port Louis ;

-          La déviation de la Boucan au Lamentin ;

-          Le contournement du quartier de la rivière de pères à Basse-Terre ;

-          la modernisation des routes nationales ;

-          Le campus sanitaire et social de Morin.

Nous verrons se concrétiser dans l’année à venir ce que nous avons initié en termes de partenariat avec les communes, les contrats de développement durable incluant 3 secteurs de développement :

-          l’aménagement et l’environnement,

-          le développement économique,

-          la cohésion sociale.

Les premiers contrats seront signés au cours du 1er trimestre 2014 et concerneront les zones les plus touchées par la crise et par la double insularité que sont les communes de Marie Galante et du nord Grande Terre. 

Il est tout aussi primordial de lutter contre les distances qui nous séparent, l’isolement de certains habitants dans certaines zones blanches hors d’atteinte des nouvelles technologies de la communication et discriminés de ce fait.

La région a adopté son schéma directeur d’aménagement numérique le 22 octobre 2013. Il prévoit des mesures d’accompagnement pour la couverture du territoire en très haut débit et le désenclavement numérique. Nous porterons toute notre attention à sa mise en œuvre et en particulier à l’accès à internet dans les zones blanches.

Sur le traitement des déchets, nous procéderons en 2014, à la révision du plan régional d’élimination et de gestion des déchets dangereux qui relève de notre compétence. Ce plan devient plan de prévention et de gestion des déchets dangereux et non plus seulement d’élimination des déchets dangereux.

Bien que hors de nos compétence, nous nous impliquons dans la réalisation de la plateforme multi-filières de traitement des déchets et assimilés de la Gabarre portée par le SYVADE car il s’agit de la Guadeloupe et de notre environnement. La présidente de région, Mme Josette BOREL-LINCERTIN s’est déplacée tout spécialement au mois d’octobre dernier pour préserver les financements européens de 50 millions d’euros alloués à cette opération.

Cette bataille pour le traitement des déchets et la préservation de l’environnement ne sera gagné que si nous mettons le citoyen en face de ses responsabilités. La sensibilisation des populations sera donc accrue par nos soins:

-          sur  la préservation de la ressource en eau notamment sur l’intérêt de se doter de citernes avec l’aide de la région ;

-          sur  les actions d’éducation au développement durable, sur le terrain, qui répondent aux demandes des associations avec l’opération « mon archipel, mon environnement »

-          sur  le milieu scolaire dans le cadre d’une convention multi-partenariales « éducation au développement durable ».

C’est ce citoyen qui est au centre de nos préoccupations pour construire une société plus juste, plus harmonieuse que nous ne bâtirons qu’en renforçant la cohésion sociale et en agissant sur le développement humain

Dans le domaine social,

Bien évidemment, en 2014 la politique de solidarité de la région va se poursuivre, à l’égard des personnes fragilisées par la crise. La prime de 100 euros sera reconduite en 2014.

En contribuant aussi, activement, à l’apport pour les personnes défavorisées d’aides permettant l’amélioration de l’habitat.

Dans le domaine du sport,

Les études concernant le centre de football de Petit Bourg seront achevées en 2014 et la phase des travaux sera lancée. C’est un projet ambitieux qui permettra l’entraiment de nos footballeurs en particulier des sélections dans des conditions optimales. C’est un partenariat avec la fédération guadeloupéenne de football.

Nous agirons également dans la discipline du cyclisme avec la réfection de la piste du vélodrome Amédé DETRAU à Gourde Liane.

Nous éditerons prochainement un guide recensant l’ensemble des ligues et comités sportifs en Guadeloupe. Ce guide permettra à tout guadeloupéen d’identifier le club au sein duquel il pourra pratiquer une discipline et connaitre les projets en cours.

Dans le domaine culturel,

Le recrutement du chargé de mission pour le pole régional des arts du spectacle devrait intervenir. Il sera chargé de préparer la phase pilote de structuration et de hiérarchisation de l’enseignement artistique en Guadeloupe.

En matière de cinéma, nous en parlerons en questions diverses, mais permettez moi de souligner le caractère de visionnaire de Victorin LUREL, ancien président du conseil régional, qui a décelé dans ce secteur d’activité une source de développement et de professionnalisation d’une filière au bénéfice de la Guadeloupe. Le bilan est largement positif et l’avenir est prometteur. Nous signerons dans les prochains mois, la 4ème convention triennale sur le cinéma pour 2014-2016, avec l’Etat et le centre national du cinéma.

Nous mettrons en œuvre l’opération ciné-région à destination des étudiants à l’IUT de Saint-Claude.

Nous accompagnerons l’année prochaine, financièrement, un nombre croissant de séries entièrement tournées en Guadeloupe.

Enfin je ne pourrai terminer ce discours introductif au débat sur nos orientations budgétaires sans aborder le grand dossier de l’Europe sous deux aspects :

-         concernant le premier aspect : la région sera autorité de gestion pour le prochain PO 2014-2020, c’est environ 1 milliard d’euros en gestion de crédits européens sur la période.

C’est une responsabilité énorme qui nous sera donnée.

C’est une période intense qui s’ouvre à nous, qui mobilisera les services qui devront se réorganiser pour s’adapter aux nouvelles exigences de cette mission.

Nous aurons en gestion le FEDER-FSE, le FEADER, INTERREG et la subvention globale pour le FEAMP. C’est vous dire que les regards se porteront sur nous, que nous sommes condamnés à réussir pour faire réussir la Guadeloupe.

Une cellule partenariale  composée de la région, de l’Etat et du département gérera le dispositif et remplacera la cellule Europe que vous connaissez.

-s’agissant du deuxième aspect : la présidente de la région Guadeloupe est devenue présidente de la conférence des présidences des RUP pour 2014. Elle organisera dans ce cadre la XXème conférence des présidents en Guadeloupe et devra défendre à Bruxelles les intérêts des RUP.

Voilà mes chers collègues une année riche en activité et en travail qui nous attend. Nous en sommes habitués et nous y ferons face.

Je vous remercie.

 

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03 novembre 2013

COMMENT VOUS INSCRIRE SUR LA LISTE ÉLECTORALE

Où s'inscrire ?

  • Soit à la mairie de votre domicile,

  • Soit à la mairie d'une commune dans laquelle vous êtes assujetti aux impôts locaux depuis au moins 5 ans,

  • Soit à la mairie de votre résidence si vous y résidez de manière effective et continue depuis au moins 6 mois,

  • Soit à la mairie de la commune où vous êtes assujetti à résidence obligatoire en tant que fonctionnaire public.

Comment s'inscrire ?

Pour s'inscrire sur les listes électorales, il convient de fournir un justificatif de domicile récent. Le document à produire dépend de votre situation.

Vous possédez un justificatif à votre nom

Vous devez fournir un justificatif de domicile de moins de 3 mois. Il peut s'agir d'un des documents suivants :

  • Facture d'eau, d'électricité, de gaz ou de téléphone (y compris de téléphone mobile)

  • Avis d'imposition ou certificat de non imposition

  • Quittance d'assurance (incendie, risques locatifs ou responsabilité civile) pour le logement

  • Titre de propriété ou quittance de loyer,

  • Bulletin de salaire ou titre de pension mentionnant l'adresse

À noter :  si l'adresse correspond à une résidence (secondaire par exemple), le justificatif doit prouver la résidence dans la communedepuis 6 mois ou plus.

Vous habitez chez un particulier (parents, ami, ...)

Il faut présenter les documents suivants :

  • Lettre signée par la personne qui vous héberge certifiant que vous habitez chez elle,

  • et, sauf s'il s'agit de vos parents, un document prouvant votre lien avec la commune : bulletin de salaire ou tout document indiquant votre nom et l'adresse

Vous êtes seulement contribuable dans la commune

Vous devez prouver que vous êtes soumis aux impôts locaux dans le communes depuis au moins 5 années.

les impôts concernés sont la taxe d'habitation, la taxe foncière (sur les propriétés bâties ou non bâties) et la cotisation foncière des entreprises (anciennement taxe professionnelle).

Votre nom doit apparaître sur les documents fiscaux : soit les 5 derniers avis d'imposition, soit un certificat de la direction départementale des finances publiques (DDFip)

Vous êtes sans domicile stable ou fixe (SDF)

Vous pouvez, sous certaines conditions, élire domicile auprès d'une des structures suivantes :

  • Soit un organisme agréé par le préfet. Il peut s'agir par exemple d'organismes humanitaires menant des actions contre l'exclusion ou pour l'accès aux soins (ATD quart monde, Secours catholique...)

    Votre mairie peut vous indiquer la liste de ces structures agréées.

  • Soit un centre communal (ou intercommunal) d'action sociale (CCAS ou CIAS).

 

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30 octobre 2013

LA GUADELOUPE PREND LA PRESIDENCE DES REGIONS ULTRA PERIPHERIQUES (RUP)

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INTERVIEW DE JOCELYN SAPOTILLE

 Le Journal de Guadeloupe

La Guadeloupe veut une approche efficace et pragmatique

Halte aux lamentations place au lobbying

 

 

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30 mai 2013

Discours de Jocelyn SAPOTILLE au salon ÉNERG'ILES en CORSE

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30 MAI AU 1er JUIN 2013

COLLECTIVITE TERRITORIALE DE CORSE 

 

DISCOURS DU 1er VICE-PRESIDENT

DU CONSEIL REGIONAL DE GUADELOUPE

M. JOCELYN SAPOTILLE 

Intervention du jeudi 30 mai 2013

REGION GUADELOUPE

DIRECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET DU CADRE DE VIE

Monsieur le Préfet de région,

Monsieur le Président du Conseil Exécutif de Corse,

Monsieur le Président de l’Assemblée de Corse,

Madame la Conseillère exécutive en charge de l’Energie, chère Maria GUIDICELLI,

Chers amis élus en charge de l’énergie, Daniel CHOMET de la Martinique et Alin GUEZELLO de la Réunion,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs, 

Permettez-moi tout d’abord de transmettre à la Corse, de vous transmettrele salut amical et fraternel de la Guadeloupe et en particulier de sa présidente Madame Josette BOREL-LINCERTIN. Madame la présidenteavait prévu d’être parmi nous aujourd’hui pour témoigner de l’intérêt et de l’importance qu’elle attache non seulement au sujet qui nous rassemble aujourd’hui mais aussi au réseau formé par nos différentes îles.

En nous  recevant à ce salon Energîles en tant qu’invité d’honneur, vous nous offrez l’occasion de présenter notre stratégie énergétique devant les représentants du peuple Corse, devant l’ensemble des acteurs responsables du secteur de l’énergie dans nos îles pour discuter des orientations pour l’avenir. Que répondre d’autre sinon que de dire que l’honneur est pour nous et que nous vous en sommes reconnaissants.

Je salue aussi mes amis représentant les régions de la Martinique et de la Réunion.

Cela fait déjà près de trois ans que la Collectivité territoriale de Corse, les régions Guadeloupe, Martinique et  Réunion se sont regroupées au sein du réseau dénommé PURE AVENIR pour travailler sur les thématiques de promotion des énergies renouvelables, de maîtrise de l’énergie et au-delà , pour défendre ensemble nos intérêts communs dans le domaine.

La région Guadeloupe estime qu'ainsi rassemblées, que la Corse et les régions d’outremer, pourront mieux faire entendre leur voix auprès des autorités nationales et européennes , afin de faire reconnaitre leurs spécificités communes liées à leur situation insulaire de Zones Non Interconnectées aux grands réseaux électriques.

Je le redis encore avec force : Il ne s’agit pas seulement de faire reconnaitre et prendre en compte je ne sais quelles difficultés et contraintes qui sont pourtant réelles. Il s’agit surtout de faire comprendre que par l’ampleur du territoire que nous couvrons, par le rayonnement que nous pouvons avoir dans nos aires géographiques respectives, par la variété des ressources en énergies renouvelables dont nous disposons, nous sommes une richesse pour nous mêmes et l’Europe. Nous sommes des laboratoires d’expérimentation naturels pour les entreprises qui demain voudront investir le marché tropical, le marché méditerranéen, les marchés insulaires. Sur des petits territoires comme les nôtres, peuvent être expérimentées les solutions qui seront ensuite dupliquées à plus grande échelle.

Il y a donc là des opportunités de développement d’activité et d’emploi pour nos territoires en valorisant nos ressources propres. C’est aussi des opportunités pour tous ceux qui comprendront l’intérêt de venir expérimenter, développer avec nous dans des conditions privilégiées de nouveaux produits qui pourront ensuite être diffusés à l’export sur des marchés dont les conditions sont comparables aux nôtres.

Nous pensons en outre que chacune de nos régions a beaucoup à gagner à profiter de l’expérience acquise par ses partenaires. Isolés, nous ne pouvons pas tout faire. A titre d’exemple, pour les territoires insulaires disposant d’énergie solaire en abondance, la question du stockage est prioritaire : Nous suivons avec intérêt le projet MYRTE de stockage d’hydrogène que vous développez. Nous découvrirons avec beaucoup d’intérêt la démarche de l’île d’El Hierro aux Canaries avec sa station de transfert d’énergie par pompage. 

De notre côté, nous sommes intéressés à partager notre expérience, les résultats du travail que nous avons mené dans le cadre de notre habilitation à faire la loi et le règlement dans le secteur des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie. Nous le faisons avec la Martinique qui a depuis aussi obtenu cette habilitation.Nous avons ainsi élaboré une des premières réglementations thermiques du bâtiment en milieu tropical à partir de la méthodologie RT 2012.L’habilitation à faire la loi et le règlement est un outil adapté à nos territoires insulaires et pourrait être étendue à tous dans le cadre du projet de loi de décentralisation en préparation.

 

Le débat national pour la transition énergétique est une illustration supplémentaire de la nécessité de nous regrouper pour faire des propositions communes et nous faire entendre au niveau national. Ce débat est un impératif et nous savons gré au gouvernement de l’avoir lancé. Cependant face à l’importance des enjeux économiques nationaux liés à l’éventuelle sortie du nucléaire, à la nécessité d’un prix maitrisé de l’énergie pour préserver la compétitivité des entreprises, aux questions nouvelles liées au développement des marchés du charbon et au prix du gaz en Europe, au coûts de développement des grands réseaux de transport d’énergie, il y a un réel danger que les problématiques énergétiques des Zones Non Interconnectées soient oubliées.

Pourtant le traitement de ces questions énergétiques est une condition de notre développement.

L’élaboration récente des SRCAE sur lesquels nous avons échangé ici-même en octobre 2012 a permis dedresser un constat plus que préoccupant : Nos territoires restent largement dépendants des énergies fossiles.  Notre système électrique est de fait extrêmement vulnérable.

Vulnérabilité accrue par l’insularité, l’absence de ressources énergétiques fossiles et la faible taille de nossystèmes électriques.

Ces contraintes entraînent trois conséquences majeures : 

• Des prix élevés de l’énergie finale supérieurs à ceux pratiqués dans des pays continentaux : prix compensé grâce à un mécanisme national de péréquation, mais dont la réalité est bien souvent méconnue de notre population ;
• Une exposition plus forte aux variations de prix : le contexte mondial nous le rappelle régulièrement ;
• Une qualité de l’énergie dégradée notamment pour l’électricité.

Cette vulnérabilité est accrue par un rythme de croissance des consommations d’énergie très élevé.

Face à ces enjeux, les territoires se sont fixés deux grandes priorités : promouvoir les énergies renouvelables et développer notre efficacité énergétique, afin d’atteindre à l’horizon 2020, 50% d’autonomie énergétique. Objectif fixé par le Grenelle de l’environnement.

Atteindre cet objectif suppose que nous mobilisions tous les outils à notre disposition. Il suppose aussi une mobilisation de l’ensemble des acteurs locaux. Je crois que nous y sommes tous arrivés. Il nous faut aujourd’hui le faire avec les acteurs nationauxinstitutionnels et socioprofessionnels autour d’objectifs communs mais surtout avec une méthodologie partagée par tous et encore une fois dans le cadre d’un dialogue responsable.

C’est le sens de la mission que nous avons mené ensemble à Paris début mars où nous avons rencontré les services centraux de l’Etat, la CRE, EDF, les syndicats professionnels. C’est aussi dans ce sens que nous avons rédigé la contribution commune sur laquelle nous continuerons à travailler avant de la remettre au secrétariat du débat national sur la transition énergétique. Les propositions que nous faisons sont à notre sens indispensables pour nos territoires mais aussi pour contribuer de manière significative à la transition énergétique nationale.

Devant le travail réalisé ensemble, je ressens évidemment une grande fierté, tout comme je l’imagine, ceux qui se sont impliqués dans ce dossier. Mais, dans notre esprit, je le sais, il ne s’agit aucunement d’un aboutissement, mais plutôt d’une étape qui en annonce d’autres tout aussi fructueuses.

Il est un sujet sur lequel nous souhaitons vous proposer de travailler ensemble, c’est celui de l’ingénierie financière. Isolés nous sommes trop petits pour avoir accès aux enveloppes de prêt que de grandes institutions telles que la BEI accordent au secteur des énergies du fait de la taille de ces enveloppes et de leurs délais d’utilisation. Hors la question de l’accès au crédit à des taux bonifiés est une vraie difficulté pour nos entreprises et constitue un facteur limitant pour le développement de nouveaux projets. Plusieurs régions métropolitaines l’ont fait mais nous n’avons pas leur taille et l’importance de leur tissu industriel. Dès lors, pourquoi ne pas nous regrouper pour pouvoir mobiliser ces ressources financières et en répartir l’utilisation entre nous au profit de nos entreprises et pour attirer de nouveaux projets ?

Je crois donc pour finir, Mesdames et Messieurs, que nous devons progresser dans le cadre de notre collaboration et développer ensemble de nouveaux projets y compris avec les autres territoires insulaires présents à ce salon et que je salue.

Nous espérons que ce travail nous amènera à vous recevoir prochainement en Guadeloupe et que nous serons à la hauteur de l’accueil que vous nous faites.

Je souhaite un bon travail à tous pour ces trois prochaines journées et un plein succès au salon Energîles et vous remercie de votre attention.

Jocelyn SAPOTILLE

1er Vice-Président du

Conseil régional de Guadeloupe 

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27 mai 2013

DISCOURS DE JOCELYN SAPOTILLE A LA FÊTE PATRONALE DU 26 MAI 2013

imageMonsieur le maire,

Je vous transmets en ce jour particulier les amitiés de notre présidente Josette BOREL LINCERTIN,qui n’a malheureusement pas pu être des nôtres, mais  que j’ai l’honneur et le plaisir de représenter. 

Nous voilà réunis ce jour de la sainte trinité, pour un moment de partage, de joie et dconvivialité.

Je suis venu vous témoigner du soutien du conseil régional  auprès de la population de Lamentin pour les investissements en cours et ceux qui sont à venir. 

Sans établir une liste exhaustive, je peux citer la réhabilitation du terrain de tennis, du terrain de football de Blachon, la mise en place du système de vidéosurveillance, l’aménagement de la placette du Mahato.

Bien d’autres demandes ont reçu un avis favorable de la collectivité régionale et attendent d’être concrétisées telles que la réfection du parc KARUPTURES et la réhabilitation du complexe thermal de Ravine Chaude.

Nous travaillons à la réalisation du Parcours Sport Santé Sécurisé, qui est le résultat d’un partenariat établi avec plusieurs communes de la Guadeloupe, afin d’inciter à la pratique d’une activité physiqueet lutter ainsi contre les maladies liées à la sédentarité.

C’est tous les jours avec l’association PROFIL, que la Région participe au nettoyage et à l’embellissement de Lamentin dans le cadre de l’opération Guadeloupe an nou bèl.

Nous vous soumettrons très prochainement une proposition pour la réhabilitation du pont Moko, et le financement d’une étude marketing et commerciale concernant la suite du projet Ravine-Chaude dans le cadre de la convention pour le développement du tourisme Nord Basse-Terre. 

Mais aussi, le Conseil régional est aux côtés de la population lamentinoise, auprès des particuliers pour l’amélioration de l’habitat, les chauffe-eaux solaires, les installations de citerne, avec les étudiants pour les différentes aides allouées, en accompagnement des associations sportives, culturelles et d’insertion.

Nous avons accueilli avec bonheur  la création  à Lamentin d’une nouvelle école de cyclisme,KARUKERA BIKE’S LAND, avec laquelle nous signons une convention de partenariat, qui servira certainement au renforcement de l’élite de l’USL dans l’avenir, pour constituer un  bon cru de cyclistes lamentinois et guadeloupéens.

Monsieur le mairej’ai regardé avec attention votre programme et le thème que vous avez retenu. En homme averti certains aspects ne m’ont pas échappé : EVOLUTION, REVOLUTION, avec une écharpe d’un rouge vif, ressemblant fortement à celle que vous portez régulièrement.

Il y a des signes et des mots qui parlent. 

Les mots et les couleurs que vous avez choisis m’ont très rapidement renvoyé à un certain auteur de grande qualité d’ailleurs, très connu pour ses thèses anarchistes, dénommé Elysée RECLUS, qui a écrit EVOLUTION et  REVOLUTION. Je ne pense pas que dans votre choix et dans cette relation que je fais à l’auteur, le hasard ait sa place.

Ne voilà-t-il pas que vous nous plongez là en pleine réflexion philosophique sur l’homme, la nature et la société. C’est avec bonheur qu’on en débâterait pour élever les consciences.

Je pense aussi que ce choix n’est pas détaché d’une actualité récente de la Guadeloupe, liée à la question institutionnelle. 

La vie est évolution, elle est aussi révolution, rien sur cette terre n’est inerte et éternel, tout se transforme, tout évolue, et les institutions aussi. Mais pour paraphraser celui que j’ai nommé, et auquel certainement vous faites référence sans le citer, à savoir Elysée RECLUS, tout évolution n’est pas forcément progrès, prenons garde que nos évolutions ne soient des régressions, c’est dans le détail que le diable se cache dirait l’autre.

Prenons garde de faire revenir les vieux dangers tels que le fétichisme, une trop forte personnalisation du pouvoir, qui sont des régressions en matière d'élévation de la conscience.

A chacun ses positions, à chacun son calendrier, à chacun son rythme, personne ne détient la vérité absolue, apprenons à nous entendre, « entendre »  dans le sens faire ensemble et aussi « entendre » dans le sens écouter notre environnement. 

Je pense qu’en cette période marquée par la crise économique mais aussi et surtout par une très forte crise des valeurs, c’est cela que les guadeloupéens attendent des hommes politique, construire ensemble et apporter des réponses tangibles aux difficultés qui les frappent dans leur quotidien. 

Lamentin est aussi frappé par la crise. Vous connaissez comme moi les difficultés des familles au quotidien. En parcourant votre livret de présentation, j’ai pu me rendre compte de la densité et de la diversité artistique de votre programme. C’est un choix, c’est votre choix d’assumer un programmedigne d’un festival, dépassant les habituelles fêtes de communes. Vous avez réellement mis les grands moyen pour faire la fête en cette période de crise et de récession.

Je ne peux conclure sans avoir une pensée particulière  pour toutes les mamans et particulièrement pour celles qui sont présentes.

On manman sé on trézo, car c’est celle qui donne sans compter, sans mesurer, sans attendre de retour, elle porte la vie, elle donne la vie.

Bonne fêtes à toutes les mamans.

Je vous souhaite donc une très belle fête de la sainte trinité, dans l’amour, la paix, la simplicité et la tolérance.

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Bonne fête des mères 2013

image

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28 avril 2013

Déclaration de Jocelyn SAPOTILLE au conseil municipal du 25 avril 2013

image Monsieur le président, 

Vous nous proposez de voter la réhabilitation de l’existant de Ravine-Chaude. A savoir les deux piscines, les plages des piscines, une billetterie et des vestiaires. C’est le minimum, mais il vaut mieux ça que rien, à condition que la suite soit cohérente.

Vous présentez votre projet en 3 tranches et vous nous demandez de nous prononcer sur une tranche sans que nous ayons les éléments chiffrés en main sur les 2 autres.

Ma question:

Ce marché est il un marché à tranches conditionnelles?

J'espère que oui car il a été présenté comme tel dans votre rapport, alors que dans l'annonce n° 12-215520 et le rectificatif n°12-236505 du Bulletin Officiel des Annonces des Marches Publics il n'est présenté que les lots 3 à 11.

Je ne vois pas les autres tranches qui seraient les tranches conditionnelles.

Je constate que:

Nous ignorons les coûts mais aussi la conception du projet sur les 2 tranches à venir. Cela me pose un problème de conscience sérieux mais aussi de légalité dans la forme. 

Vous attribuez des lots pour un montant 1,6 M€ et le reste est rendu infructueux, nous ne savons ni quand, ni avec quel budget ce reste sera accordé. 

D´ailleurs vous n’avez rien prévu au budget de 2013 pour Ravine-Chaude, donc vous comptez sur les restes à réaliser pour financer ce marché. Cependant, nous ne connaissons pas encore ces restes à réaliser, puisque nous n’avons pas voté notre compte administratif.

Vous connaissez la sensibilité majeure de Ravine-Chaude pour Lamentin et la Guadeloupe entière. Je ne voudrai pas que vous joueriez sur cette sensibilité du dossier pour nous pousser à prendre  des engagements dans le flou et dans la précipitation parce que vous avez un calendrier électoral.

Il faut que Ravine-Chaude se fasse et nous avons perdu du temps dans l’élaboration de ce dossier qui n’est définitivement toujours pas ficelé puisque nous ignorons le contenu des autres tranches.

Le flou que vous nous proposez pour l'attribution de ce marché nous pourrions le regretter. Ce conseil municipal a déjà dans le passé pris ses aises et ses libertés dans la passation de marché public. Personne n’ignore ici le marché des lampadaires passé dans le flou et qui a terminé devant le SRPJ.

Monsieur le président autant que je soutiens la réalisation des 2 piscines, des plages s’y affairant, des guichets et des vestiaires, autant je vous demande plus de lisibilité sur ce marché qui n’est pas totalement accordé, sur les 2 autres tranches à venir afin de me prononcer définitivement.

Même si la confiance n’existe plus, je ne vous fais pas de procès d’intention, j’espère que vous ne prendrai pas le risque de répéter ce qui s’est réalisé dans le dossier des lampadaires, mais dans le doute, on s’abstient.

Le financement n’est pas bouclé, les 2 autres phases ne sont pas présentées, les autres lots on ne sait ni quand, ni avec quel moyen ils seront financés. 

Non disons oui pour les travaux de Ravine Chaude mais nous nous abstiendrons sur cette procédure de marché qui est incomplète ou trompeuse. 

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27 avril 2013

LUTTER CONTRE LA CIRCULATION ILLÉGALE DES ARMES

imageDans le bureau de la Bac (Brigade anticriminalité), jeudi, au commissariat central de Lafond/Les Abymes. Un amoncellement de fusils, alignés sur une table. Et à côté, un tas d'armes de poing de toutes tailles et de tous calibres. Un peu plus d'une centaine d'armes au total, que les forces de police ont sorties de la rue et des coffres de voiture ou de scooter en l'espace d'à peu près six mois de travail. Et c'est sans compter celles saisies dans le cadre d'enquêtes judiciaires.
Parmi ces armes, un peu plus d'une vingtaine, remises volontairement dans le cadre de la campagne de lutte contre la circulation des armes à feu initiée par les autorités au début de l'année. « Souvent, rendues par des femmes d'un certain âge, dont le mari est décédé et qui ne savait pas quoi en faire » , selon Éric Clamels, armurier départemental de la police nationale. Mais la majorité - « 99% » ont été confisquées lors de contrôles, routiers ou d'identité. Principalement dans la zone de sécurité prioritaire (1).
Il y a un peu de tout. Des armes longues type fusils de chasse. Certaines à canon et crosse sciés. « Des armes de braqueurs, faciles à cacher sous la selle d'un scooter et même dans les baggys. » Dans les armes de poing, pas mal d'armes trafiquées là aussi. Des pistolets d'alarme transformés. Il y a même des jouets bricolés pour tirer des projectiles de 22 LR...
TOUTES EN ÉTAT DE MARCHE
On trouve également quelques armes de collection. Il y a aussi du lourd : deux 357 Magnum. « Des armes de tir sportif. » Mais pas d'armes de guerre - fusil d'assaut type M16 ou Kalachnikov - « qui restent très rares en Guadeloupe » , précise le Directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), le commissaire divisionnaire Frédéric Peyran. Même s'il y a eu une prise récente de M16.
Pour le DDSP, « c'est autant d'armes retirées de la circulation » . Toutes sont en état de marche, même si certaines sont des pétoires rouillées. En attendant d'être détruites - ce stock le sera très prochainement- ces armes sont remisées dans une armurerie ultra-sécurisée. « Celles-là, on ne peut pas les voler. »
On ne les retrouvera pas dans la rue. Pas comme toutes celles volées chez les particuliers. Le DDSP estime que 90% de ces armes longues ont été volées et environ 10% des armes de poing. « Les gens mettent ça sous le lit ou sous les armoires... » , déplore l'armurier Éric Clamels, qui rappelle qu'il faut avoir des armoires sécurisées ou des coffres-forts. Et qu'il faut séparer les armes et les munitions. »
Il rappelle aussi que les armes peuvent être ramenées tout au long de l'année au commissariat et dans les brigades. Pas seulement pendant le temps de la campagne.
(1) Pratiquement tout Pointe-à-Pitre (centre-ville, place de la Victoire, Carénage, Zamia, Mortenol, Boissard, l'Assainissement...) et quelques quartiers des Abymes (Grand-Camp, Vieux-Bourg et Lacroix).

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