Allocution du Premier vice-Président de la Région Guadeloupe,lors de la signature de la convention cadre relative à la mise en œuvre du dispositif « Itinéraire Eco 3 » en Guadeloupe11 octobre 2012, 10h30, locaux de la CCI IG, Pointe-à-Pitre.

Madame la Présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Îles de Guadeloupe ;

 

Monsieur le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var, monsieur Jacques BIANCHI;

 

Madame la conseillère régionale, présidente de la Commission Tourisme et Continuité territoriale du Conseil régional, chère Hélène POLIFONTE ;

 

Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités.

 

La Présidente de Région, Josette Borel-Lincertin, qui est actuellement hors du département dans le cadre de ses hautes fonctions, m’a donc chargé en tant que Premier vice-Président du Conseil régional, de la représenter ce matin, pour la signature de cette convention. Elle vous adresse néanmoins ses chaleureuses salutations, et vous dit à quel point le développement touristique de l’archipel lui tient à cœur ; elle qui fut pendant plusieurs années et jusqu’à tout récemment présidente du Comité du Tourisme des Îles des Guadeloupe (le CTIG).

 

Aussi, je commencerai par souhaiter très chaleureusement la bienvenue en Guadeloupe à monsieur Jacques Bianchi, président de la CCI du Var, ainsi qu’à son collaborateur administratif, monsieur Stéphane Plessis. Je ne doute pas que les Guadeloupéens et les professionnels du tourisme en particulier, vous ont fait le meilleur accueil, et que vous avez été inconditionnellement conquis par les charmes et les atouts de notre destination touristique.

Nous comptons donc désormais sur le Var et la région PACA (Provence Alpes-Côte d’Azur) pour contribuer à la promotion de notre belle destination.

 

Mais plus sérieusement, j’étais avant-hier en déplacement à Marie-Galante, pour la signature avec les élus locaux et l’office du tourisme, de la convention d’objectifs pour le développement touristique prioritaire de l’île. Cette convention qui se donne pour ambition de booster le développement touristique de Marie-Galante, en harmonie avec son environnement et son patrimoine naturel et culturel, inaugure une nouvelle démarche et une approche innovante de la collectivité régionale en matière de politique touristique.

 

Cette démarche novatrice a été initiée à partir de la mise en œuvre du Schéma d’Aménagement et de Développement Touristique régional(le SDAT), adopté en 2009, et qui organise l’archipel de la Guadeloupe en 7 territoires « géotouristiques » (Nord Grande-Terre, Est Grande-Terre, le Grand Centre, Nord Basse-Terre, Sud Basse-Terre, Côte sous le vent, et Marie-Galante), chacun ayant une identité touristique territoriale spécifique. Le SDAT se donne par conséquentpour objectifs de développer la spécificité touristique de chacun de ces 7 territoires pour en assurer leur attrait propre, tout en conservant la cohérence globale de l’archipel en matière de politiques touristiques.

 

Des conventions du même type que celle de Marie-Galante seront signées pour chacun des six autres pôles, à commencer par le Nord Basse-Terre, d’ici le mois de décembre au plus tard. Nous veillerons par ailleurs à davantage et étroitement associer le CTIG à ces dispositifs, de même que la CCI IG, en veillant notamment à les intégrer aux comités de pilotage de suivi de ces conventions.

 

 

Aussi, je voudrais rappeler qu’en Guadeloupe, le tourisme contribue jusqu’à 60% de ses recettes d’exportation, quand on sait par ailleurs que nous n’avons pas de matières premières, et que notre secteur industriel est pour des raisons structurelles peu développé.

 

C’est dire donc à quel point nous sommes convaincus à la Région Guadeloupe, de l’importance du tourisme dans le développement économique de notre archipel !

 

Mais la Région Guadeloupe mène aussi depuis longtemps une politique offensive pour promouvoir le développement durable, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables et des économies d’énergie. Nous disposons depuis 2008 d’un PRERURE (Plan Régional des Energies Renouvelables et d’Utilisation Rationnelle d’Energie), qui se fixe notamment pour objectifs de renforcer considérablement l’indépendance énergétique de la Guadeloupe, ainsi que plus récemment du Schéma Régional de l’Air, du Climat et de l’Energie (le SRAE)C’est aussi dans ce cadre que lundi dernier, le Conseil régional a adopté en plénière son Schéma Régional Eolien (le SRE), visant à installer d’ici 2020 sur le territoire une puissance de 118MW, rien qu’en éolien.

 

Nous avons aussi mis en place un dispositif d’aides financières aux particuliers et aux très petites entreprises, les incitant à s’équiper en citernes de recueil d’eau de pluie, dans le but de réduire leur dépendance au réseau et de rationnaliser leur consommation en eau.

 

Néanmoins, les politiques publiques en matière de développement économique, de croissance et d’emplois, qu’elles soient menées par l’Etat ou par les collectivités territoriales compétentes, ont encore trop tendance à faire passer au second plan le développement durable, alors que vu l’urgence des défis environnementaux, sanitaires et climatiques qui aujourd’hui menacent la planète et l’espèce humaine tout entière,

ce dernier devrait au contraire être reconnu comme le seul modèle dedéveloppement envisageable à brève échéance.

 

Fort heureusement, c’est la voie dans laquelle s’est résolument engagéle nouveau président de la République ainsi que son Gouvernement, et c’est aussi notre souci premier à la Région Guadeloupe.

 

Concilier développement touristique et développement durable, c’est possible, et je dirai même que c’est une nécessité. Particulièrement chez nous en Guadeloupe, petit territoire insulaire tropical qui dispose d’une biodiversité terrestre et marine si riche mais tellement fragile.La beauté de nos paysages et la richesse de notre biodiversité constituent un indéniable atout touristique, et je sais que les professionnels du tourisme en sont pleinement conscients.

 

Il s’agit donc tous ensemble, entreprises touristiques et décideurs publics, de concilier ces deux impératifs, voire même, de faire de l’excellence en matière de développement durable dans les hébergements touristiques (hôtels, gîtes, résidences de tourisme), un attrait touristique supplémentaire, au travers notamment de l’obtention de labels européens et internationaux reconnus comme l’Ecolabel Européen, le Green Globe, Hôtels au Naturel, ou encore Clef Verte, susceptibles d’attirer une clientèle étrangère nouvelle.

 

Ainsi, c’est dans le cadre des préconisations du SDAT, que la commission régionale de travail relative aux hébergements touristiques a fait des recommandations pour accompagner les entreprises touristiques dans une démarche de développement durable. Et cette commission s’est basée dans ses préconisations sur un dispositif très innovant et exemplaire, celui mis en place depuis plusieurs années par la Région PACA, et dont la CCI du Var assure le pilotage : le dispositif « itinéraire Eco3 » !

 

Et je tiens ici à remercier Hélène Polifonte présidente de la commission Tourisme, ainsi que les administratifs de la Région en charge de ce dossier, pour leur professionnalisme et la qualité de leur travail, et sans qui cette convention n’aurait pas pu voir le jour.

 

Aussi, la Région Guadeloupe et la Chambre de Commerce et d’Industrie des Îles de Guadeloupe, ont donc décidé d’un commun accord, d’expérimenter de 2012 à 2014 sur notre territoire le dispositif « itinéraire Eco3 », et c’est donc tout l’objet de la convention que nous allons signer ce matin.

 

Je laisserai le soin aux techniciens d’expliquer dans un instant en détail ce dispositif, mais je tiens au nom de la Région Guadeloupe à remercier vivement et très chaleureusement la CCI du Var et son président, d’avoir si généreusement accepté de nous faire partager leur expérience et mettre à disposition leur expertise, sans contrepartie. C’est assez exceptionnel, et cela mérite d’être souligné. Et leur présence parmi nous ce matin nous honore et nous touche profondément.

 

De même, je voudrais remercier très sincèrement et très chaleureusement la présidente de la CCI IG, madame Colette Koury, pour son ardente implication dans ce projet, qui je n’en doute pas une seconde, portera dans un proche avenir ses fruits.