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RAVINE CHAUDE

  OU

L’ARLESIENNE LAMENTINOISE

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Le maire veut réaliser un projet de 18 millions d’euros à Ravine-Chaude.

Celui-ci présente plusieurs insuffisances, incohérences et risques majeurs pour les finances de la commune. 

Il est parti d’un projet à 4 millions d’euros pour passer à 8 millions pour aboutir à 18 millions.

Chaque année il nous met une couche d’euros supplémentaires, chaque année il nous annonçait le début des travaux, résultat, 5 années de perdues sauf l’étude faite sur le captage.

C’est notre arlésienne à la mode lamentinoise.

Premier Problème: Il veut en faire une station thermale. C’est impossible! L’eau de Ravine-Chaude ne répond pas aux critères exigés par le ministère de la santé, il n’aura jamais les agréments. Il faut une eau avec une composition minérale très particulière, ce n’est pas le cas. Il faut une eau récupérée à plus de 50°C, celle de Ravine-Chaude ne dépasse pas les 34°C. L’eau de Ravine-Chaude n’est pas classée eau thermale, mais eau Hypo-Thermale.

Les propriétés physico-chimiques de l’eau sont :

  • Eau faiblement minéralisée
  • Eau bicarbonatée sodique
  • Débit 40 litres par seconde
  • Température 32,9° C

Deuxième problème: Le secteur n’est plus économiquement prometteur, Les stations thermales existantes

perdent leurs agréments et se reconvertissent à cause du désengagement de la sécurité sociale.

Troisième problème: Qui va payer? Il veut faire supporter le coût presqu’intégralement par la commune.

Le budget d’investissement propre de la commune dépasse à peine les 3 millions. Le Département a prévu

500 milles euros, La Région 2 millions et la CANBT n’a pas les moyens pour répondre au niveau espéré par

le maire, l’Europe refuse de suivre pour absence de dossier techniquement sérieux.

Quatrième problème: Où est l’étude de marché? Il n’y en a pas. Qui va gérer et sous quelle forme? Personne ne sait. Quelles sont les charges de fonctionnement? Elles n’ont jamais été calculées. C’est de l’amateurisme.

Il faut une étude de :

  • Dimensionnement et de faisabilité technique
  • Marketing, positionnement sur le marché, ciblage de la clientèle
  • Faisabilité économique sur la base d’un estimatif de 5 ans
  • Montage financier et politique.

Le maire a entrepris des travaux sur le captage, c’était nécessaire. Il a commencé à démolir l’existant, mais pour quoi faire? Pourquoi l’un des architectes retenu pour la maîtrise d’œuvre a préféré se retirer?

Si Ravine-Chaude n’a pas les ressources pour être une station thermale, elle a tous les atouts pour être un excellent Centre de Remise en Forme et de Bien-être.

Toute la phase administrative de demandes préalables a été oubliée. Demande d’autorisation de prélèvement de l’eau, d’autorisation de rejet de l’eau. Rien! Il faut au moins deux ans pour obtenir ces autorisations.

 

DISCOURS DE CHRISTIAN CITADELLE

  

Prenons quelques minutes pour une analyse de la situation actuelle de Lamentin : nous avons l’impression que la collectivité n’avance pas.

Depuis plusieurs années notre commune accumule de nombreux retards pourtant elle possède de nombreuses potentialités économiques et environnementales. D’ailleurs nous entendons souvent les cris de détresse de nos concitoyens face à la pression fiscale : Le taux d’imposition est l’un des plus élevé de la Guadeloupe.

 Le fonctionnement de l’actuel chef d’édilité manque de lisibilité.

Faisons un tour d’horizon de l’actualité lamentinoise :

  • Lotissement Bois islet et Caféière Vincent : le blocage actuel est, à notre avis, le résultat d’un manque de dialogue avec les résidents et d’un manque de vision concernant l’aménagement de territoire. Dans ce domaine, la cohérence n’est pas de mise: l’habitat se développe, mais les équipements ne suivent pas ; absence de renforcement des réseaux eau, assainissement et électricité, ce qui entraine des disfonctionnement dans la distribution et les habitants commencent à le ressentir. De même, pas de nouveaux équipements de loisirs et sportifs accompagnants ces nouveaux logements. A notre avis, le développement d’un territoire doit se faire de manière cohérente en tenant compte de tous les aspects : environnement, confort et bien être des habitants, les enfants… tous ces éléments doivent être pris en compte.
  • Dette au SIAEG et mauvaise relation avec le Symeg

Lors du conseil municipal de janvier, enfin une délibération pour permettre au Syndicat Mixte de L’Electricité en Guadeloupe de percevoir à la place de la commune la taxe  sur l’électricité et de reverser 50% à la commune. Il a fallu attendre 5ans : Jocelyn SAPOTILLE avait déjà fait cette proposition au maire depuis le 3 octobre 2008. Il avait refusé prétextant que la politique du SyMEG est néfaste et que Lamentin ne donnera pas de trésorerie au SyMEG. A l’époque Jocelyn SAPOTILLE lui expliqua qu’il en avait l’obligation au regard de l’article L5212-24 du CGCT qui dit « lorsqu’il existe un syndicat intercommunal exerçant la compétence d’autorité organisatrice de la distribution publique d’électricité… la taxe d’électricité est perçue par le syndicat en lieu et place de toutes les communes…

C’est autour de 280 000 euros que la commune a ainsi perdu à cause de l’entêtement de son maire.

Concernant le SIAEG, la commune de Lamentin fait partie des créanciers : la dette s’élève à 3,5 millions €. Cette dette ne figure pas au budget voté lors du dernier conseil. Les conséquences sont à venir.

  • L’ambiance au conseil municipal

L’ambiance au sein du conseil municipal n’est pas du fait des élus de Lamentin Autrement, contrairement à ce que pensent certains observateurs mal intentionnés. Faisons un arrêt sur image : ceux qui ont lancé l’offensive contre le maire viennent bien de son camp. Ce sont 7 élus issus de la majorité municipale qui ont pris l’initiative d’enlever ses délégations au maire le 17 décembre 2012. Le 26 février 2013, quatre parmi les 7 dissidents ont voté pour permettre au maire de retrouver ses délégations. Quelles en sont les raisons ? La majorité de la population ignore quels petits arrangements se sont faits pour revenir à la situation d’avant décembre 2012. En plus ce sont bien les amis de La Gauche Alternative, qui ont dénoncé la confiance faite à notre édile.

Lamentin Autrement n’a pas divergé : nos élus n’ont pas commenté l’affaire et ont gardé toujours la même position en votant contre. De plus nous n’avons jamais obtenu réponse concernant la demande faite au Maire d’exposer au conseil municipal les éléments de l’affaire dite des lampadaires.

Quelles sont les raisons du licenciement de l’ex directeur de cabinet ? Est-ce le fait des élus de Lamentin Autrement ? Que se passe-t-il au sein de la majorité municipale ? Peut être qu’une certaine association de citoyens du Lamentin a trouvé la réponse et saura nous éclairer un de ces jours. Mais nous disons qu’il ne règne pas un climat de confiance au sein de ce conseil.

Sur le Plan économique et du développement, nous constatons une stagnation malgré la présence d’une zone industrielle, d’une source thermale réputée,  d’un foncier assez important  et d’un environnement touristique riche. La commune ne décolle pas. Le maire actuel a-t-il les bons outils ? Ni on ti pwovèb ka di :

Mové sizo pé gaté bon twèl (on ne fait rien avec de mauvais outils). A méditer

La coopération : nous sommes pour une coopération gagnant gagnant; mais dans ce domaine, notre municipalité mérite quelques leçons. Qui se souvient de la semaine de Dominique ? Aurons-nous le bilan de cette manifestation ? Pourquoi devons-nous payer pour aller chez les autres et payer encore pour les faire venir chez nous ?

L’administration communale est le théâtre permanant d’injustice, d’abus de pouvoir, de décisions arbitraires. Les agents sont les premières victimes de l’absence de politique de gestion humaine (absence de formation, de plan de carrière..etc.). Le citoyen, quant à lui, ne bénéficie pas d’un service public digne d’une commune de 2013. L’administré lamentinois n’a-t-il pas droit au meilleur ?

Comment voulez-vous que beaucoup d’entre nous croient encore dans les valeurs tels que la probité, l’honnêteté, l’effort, le travail, le respect, la démocratie, la dignité, lorsque ceux qui devraient en être les garants nous offre un spectacle déplorable ?  Beaucoup trop d’affaires judiciaires, de comportements particuliers, de coups bas portent préjudice à la commune et à notre image de citoyen lamentinois.

Pour que nous ne soyons pas accusés, par nos enfants, de Krim kont Lamentin, d’avoir été les témoins silencieux d’une situation qui risque de s’aggraver, nous avons le devoir de réagir.

Faisons confiance à l’avenir, faisons confiance à Lamentin Autrement, faisons confiance à Jocelyn SAPOTILLE, rien n’est perdu : nous avons l’espoir de lendemains meilleurs.

 

BUDGET 2013 DE LAMENTIN

UNE FUMISTERIE EN FONCTIONNEMENT

UNE MISERE EN INVESTISSEMENT

 

Le budget d’une commune est constitué de 2 sections :

La Section de Fonctionnement et la Section d’Investissement.

La gestion d’une commune s’analyse sur sa capacité à faire des économies dans la section de fonctionnement pour augmenter des investissements et sur sa capacité d’emprunter. La capacité d’emprunter se mesure sur sa possibilité financière de remboursement mais aussi sur la confiance que les acteurs financiers accordent à sa gestion.

La section de fonctionnent présente un montant de 19 489 837 d'euros soit une augmentation des recettes de 1 531 509 par rapport à l'année précédente. Ce chiffre ne présente aucune garantie comptable, aucun document ne peut le justifier.

Il fait apparaître 1,2 millions d'octroi de mer pour gonfler les recettes par magie. L’octroi de mer est un impôt indexé sur l’économie, en aucun cas compte tenu de la conjoncture économique, la Guadeloupe ne verra augmenter sa recette d'octroi de mer au point d'ajouter 1,2 millions au seul budget de Lamentin. Cela n'a pas de fondement économique, le budget est insincère.

En section d’investissement le budget prévoit un virement de 2 031 772 d’euros de la section de fonctionnement en faveur de la section d’investissement.

Compte tenu de l’insincérité des recettes du budget de fonctionnement et du manque d’information concernant les réalisés, ce montant n’est nullement justifiable.

L’équilibre budgétaire de ce budget est donc plus que compromis si le niveau des dépenses demeure.

Aucune colonne des restes à réaliser n'est servie.

Il n'y a rien pour Ravine Chaude, c'est zéro.

Diminution de 150 000€ les crédits des écoles.

Il n'y a rien pour les logements des maîtres de La Rosière et du Bourg, rien pour Blachon, rien pour Grosse Montagne.

Le maire dit que la communauté d'agglomération a voté 10 000 000 € pour Ravine Chaude. Ce n'est pas exact. Elle a prévu ce montant en autorisation de programme. Une autorisation de programme c'est une promesse, ce n'est pas exécutoire sur le plan comptable et financier. Elle le devient quand elle apparait en crédit de paiement et ce n'est pas le cas. Et quand même que la communauté d'agglomération inscrirait une subvention en crédit de paiement, on ne pourra rien faire si la commune ne met pas sa quotepart.

Ce budget est donc en recul par rapport à tous ceux que nous avons connus, c'est un budget de misère en investissement et une fumisterie en fonctionnement.

Le SIAEAG (syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe) a émis à l’encontre de la commune deux titres de recettes correspondant à la vente d’eau « en gros » pour les exercices 2008 à 2011 (titre n° 119 du 27/01/2011 pour la période de juin 2008 à août 2010 : 2 434 358,60 € et n° 54 du 21/12/2011 pour la période septembre 2010 à novembre 2011 : 1 103 517,19 €) pour un total de 3 537 875,79€. Selon la chambre régionale des comptes dans son avis 2012 0066 du 10 mai 2012 à ce stade de la procédure il existe un risque financier qui justifie, conformément aux règles de prudence du plan comptable général et des dispositions de la nomenclature M14, que la commune inscrive à son budget une provision pour risque.

Il n’a pas pris en compte la recommandation de la chambre régionale des comptes et on fait supporter un risque de 3,5 millions d'euros au budget qui se retrouvera en déséquilibre et la commune du même coup en déficit.

La commune a des difficultés pour emprunter. Pour cause les institutions financières et les banques ne lui font pas confiance. Sa gestion est douteuse, dans l’affaire des lampadaires, on en parle peu, mais la BDAF risque une perte sèche de 1,2 millions d’euros, et la créance du SIAEAG  est une épée de Damoclès qui peut effrayer les financiers car le jour où le Tribunal Administratif va trancher, il va falloir payer cash, et la commune tombera en déficit.

Tant que cette équipe sera à la tête de la commune, elle n’aura aucune chance de se développer, elle a perdu non seulement la confiance des banquiers, mais aussi d’une bonne partie des décideurs administratifs, c’est une question de confiance accordée à l’exécutif, c’est-à-dire le maire. Il n’est pas crédible sur la place publique.