BUDGET 2013 DE LAMENTIN

UNE FUMISTERIE EN FONCTIONNEMENT

UNE MISERE EN INVESTISSEMENT

 

Le budget d’une commune est constitué de 2 sections :

La Section de Fonctionnement et la Section d’Investissement.

La gestion d’une commune s’analyse sur sa capacité à faire des économies dans la section de fonctionnement pour augmenter des investissements et sur sa capacité d’emprunter. La capacité d’emprunter se mesure sur sa possibilité financière de remboursement mais aussi sur la confiance que les acteurs financiers accordent à sa gestion.

La section de fonctionnent présente un montant de 19 489 837 d'euros soit une augmentation des recettes de 1 531 509 par rapport à l'année précédente. Ce chiffre ne présente aucune garantie comptable, aucun document ne peut le justifier.

Il fait apparaître 1,2 millions d'octroi de mer pour gonfler les recettes par magie. L’octroi de mer est un impôt indexé sur l’économie, en aucun cas compte tenu de la conjoncture économique, la Guadeloupe ne verra augmenter sa recette d'octroi de mer au point d'ajouter 1,2 millions au seul budget de Lamentin. Cela n'a pas de fondement économique, le budget est insincère.

En section d’investissement le budget prévoit un virement de 2 031 772 d’euros de la section de fonctionnement en faveur de la section d’investissement.

Compte tenu de l’insincérité des recettes du budget de fonctionnement et du manque d’information concernant les réalisés, ce montant n’est nullement justifiable.

L’équilibre budgétaire de ce budget est donc plus que compromis si le niveau des dépenses demeure.

Aucune colonne des restes à réaliser n'est servie.

Il n'y a rien pour Ravine Chaude, c'est zéro.

Diminution de 150 000€ les crédits des écoles.

Il n'y a rien pour les logements des maîtres de La Rosière et du Bourg, rien pour Blachon, rien pour Grosse Montagne.

Le maire dit que la communauté d'agglomération a voté 10 000 000 € pour Ravine Chaude. Ce n'est pas exact. Elle a prévu ce montant en autorisation de programme. Une autorisation de programme c'est une promesse, ce n'est pas exécutoire sur le plan comptable et financier. Elle le devient quand elle apparait en crédit de paiement et ce n'est pas le cas. Et quand même que la communauté d'agglomération inscrirait une subvention en crédit de paiement, on ne pourra rien faire si la commune ne met pas sa quotepart.

Ce budget est donc en recul par rapport à tous ceux que nous avons connus, c'est un budget de misère en investissement et une fumisterie en fonctionnement.

Le SIAEAG (syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe) a émis à l’encontre de la commune deux titres de recettes correspondant à la vente d’eau « en gros » pour les exercices 2008 à 2011 (titre n° 119 du 27/01/2011 pour la période de juin 2008 à août 2010 : 2 434 358,60 € et n° 54 du 21/12/2011 pour la période septembre 2010 à novembre 2011 : 1 103 517,19 €) pour un total de 3 537 875,79€. Selon la chambre régionale des comptes dans son avis 2012 0066 du 10 mai 2012 à ce stade de la procédure il existe un risque financier qui justifie, conformément aux règles de prudence du plan comptable général et des dispositions de la nomenclature M14, que la commune inscrive à son budget une provision pour risque.

Il n’a pas pris en compte la recommandation de la chambre régionale des comptes et on fait supporter un risque de 3,5 millions d'euros au budget qui se retrouvera en déséquilibre et la commune du même coup en déficit.

La commune a des difficultés pour emprunter. Pour cause les institutions financières et les banques ne lui font pas confiance. Sa gestion est douteuse, dans l’affaire des lampadaires, on en parle peu, mais la BDAF risque une perte sèche de 1,2 millions d’euros, et la créance du SIAEAG  est une épée de Damoclès qui peut effrayer les financiers car le jour où le Tribunal Administratif va trancher, il va falloir payer cash, et la commune tombera en déficit.

Tant que cette équipe sera à la tête de la commune, elle n’aura aucune chance de se développer, elle a perdu non seulement la confiance des banquiers, mais aussi d’une bonne partie des décideurs administratifs, c’est une question de confiance accordée à l’exécutif, c’est-à-dire le maire. Il n’est pas crédible sur la place publique.