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CONSEIL REGIONAL DE LA GUADELOUPE

Discours de

Monsieur Jocelyn SAPOTILLE

1er vice président du conseil régional

Orientations budgétaires 2014

9 décembre 2013

 

Monsieur le président du Conseil économique et social régional,

Monsieur le président du Conseil de la culture de l’éducation et de l’environnement,

Mesdames et Messieurs les vices présidents du conseil régional des jeunes,

Mesdames et Messieurs les élus régionaux, chers collègues,

Mesdames et Messieurs,

Notre présence ici ce matin tient de la convocation qui vous a été adressée pour débattre des orientations budgétaires de l’exercice 2014.

Permettez-moi au préalable, de m’incliner devant la disparition, de deux grands hommes, qui nous affectent particulièrement et du deuil qui frappe l’un de nos collègues.

Nelson MANDELA, de son surnom Madiba. Le héros de la lutte contre l’apartheid qui a transcendé la haine et les clivages et œuvré pour la réconciliation de la communauté noire et blanche de son pays. L’humanité toute entière a perdu son héros.

Pierre ALIKER, médecin, homme politique martiniquais, fidèle compagnon d’Aimé CESAIRE. Combattant infatigable de la cause martiniquaise. Militant engagé pour l’autonomie de la Martinique, pour les progrès de la santé et de l’éducation dans son pays.

Beaucoup plus près de nous, je m’associe au deuil de notre collègue Philippe RAMDINI qui a perdu son papa hier. Je lui exprime à lui et à sa famille mes sincères condoléances et un bon kimbé rèd.

Afin de saluer leur mémoire, je vous propose d'observer une minute de silence.

Avant d'entrer dans le vif du sujet J'exprime une pensée pour ces milliers de personnes d’origine haïtienne qui ont fait l’objet d’une mesure scandaleuse de dénaturalisation par les autorités dominicaines. Notre présidente Josette BOREL-LINCERTIN a ainsi pris la décision de suspendre  les manifestations programmées dans le cadre de l’année de la république dominicaine en Guadeloupe.

Enfin je salue le parcours de notre représentante à Miss France 2014, Chloé DEHER, 4ème dauphine de Miss France qui a fait une superbe prestation  dans la compétition à laquelle elle a participée.

Mesdames et Messieurs,

Chers collègues,

La collectivité réaffirme fortement sa volonté de placer l’homme guadeloupéen au cœur de ses préoccupations en faisant converger toutes ses actions en direction du développement de l’activité, du renforcement de la cohésion sociale, de l’aménagement du territoire et de l’équilibre de son environnement.

Cette affirmation n’a de sens que si elle s’inscrit dans une politique volontariste tournée toute entière vers cet objectif.

Le choix de nos orientations discutées ce matin au sein de cette enceinte contribuera au développement de notre région et de ses habitants. Elles sont attendues de nos compatriotes qui s’impatientent du changement annoncé de la conjoncture économique, et de l’inversion de la courbe du chômage. 

La crise que nous vivons ne se limite pas à la Guadeloupe. Mais elle prend ici un relief particulier compte tenu du caractère ilien de notre petit pays.

La crise est générale à tout le territoire français. L’interconnexion des économies est telle que tout ralentissement observé dans les pays développés ou les pays émergents ont un impact sur l’économie française et par répercussion sur celle de notre région.

Le gouvernement a inscrit son action dans la maitrise de ses dépenses pour assainir ses finances et réduire le déficit financier. C’est une action de longue haleine nécessaire, destinée à revenir à un taux de déficit de 3,6% pour 2014, tout en assurant un taux d’activité et une croissance permettant la reprise de l’emploi et la baisse durable du chômage. La baisse intervenue de 0.6% en octobre 2013, au niveau national est prometteuse, elle doit être confirmée dans les prochains mois pour faire reculer durablement le chômage.

En Guadeloupe les efforts pour le maintien et le développement de l’activité n’ont pas encore d’effets positifs sur le chômage. Le nombre de demandeurs d’emploi a progressé en octobre de 0.5% (en y intégrant les îles du Nord).

Devant l’incertitude et le manque de visibilité d’un monde en constante évolution chacun comprend les inquiétudes de nos concitoyens, leurs exacerbations pour l’amélioration de leurs conditions de vie.

Le mouvement observé par la grande majorité des syndicats le 5 décembre, va dans le sens des questionnements de nos concitoyens, de leurs impatiences pour un retour à une situation meilleure.

La méthode certes, peut être discutée sur la nécessité de la grève générale dans une conjoncture peu favorable ou toute pause sur la production de biens et de services a des répercussions négatives sur l’économie et donc sur l’emploi. On ne saurait en tout cas, se satisfaire de l’échec, ou d’un semi succès d’une manifestation dans les rues pour considérer les revendications non fondés. Là n’est pas le débat et les enjeux. On ne peut qu’encourager la discussion et la négociation pour rapprocher les parties et trouver des accords. Il en va de l’intérêt général, de la préservation de l’emploi et du développement de notre pays.

La collectivité régionale investit chaque année plus de 500 millions d’euros dans l’économie. C’est un effort important à la mesure des réalités budgétaires de la région dans une période de pénurie financière et marquée depuis 2005, par la baisse des moyens alloués aux collectivités locales. On notera :

  1. En 2005, l’insuffisance des compensations transférées à l’occasion de la décentralisation des secteurs des routes nationales et des personnels TOS de l’Education Nationale, les effets s’en font toujours ressentir ;

   2. la réforme fiscale de 2010, qui a supprimé aux régions la quasi-totalité de leur flexibilité fiscale.

   3.  le gel des dotations de l’Etat et en 2014, une baisse annoncée.

En 2014, le gouvernement prévoit une réduction de la dotation de 184 millions d’euros pour les régions. A cela s’ajoute la transformation de la dotation de la formation professionnelle et l’apprentissage.

Ce retrait de l’Etat depuis 2005, contribue à l’abaissement des marges de la collectivité puisque les dépenses obligatoires dans le même temps progressent.

Malgré ces difficultés, la région a pu maintenir ses investissements à un niveau élevé et su faire face aux situations créées par la crise de 2009. Nos interventions ont notamment servies de leviers et de facteurs de développement de l’économie.

Dans cette morosité ambiante, l’espoir doit être de retour. Nos réflexions et nos décisions d’hier ont donné naissance à des outils qui sont porteurs d’espoir pour demain.

-          L’observatoire des prix devrait contribuer à offrir aux consommateurs le prix le plus juste au regard des contraintes de notre économie insulaire et la petitesse de nos marchés ;

-          L’intervention de la SEM patrimoniale de la région apporte, à des acteurs économiques, des outils permettant le maintien de leurs activités, contribuent à réduire leurs  prix, rendent leurs produits compétitifs;

-          La création de l’établissement public foncier local de la Guadeloupe créé en mai 2013 permettra le portage et la gestion de fonciers, l’ingénierie technique, financière et l’expertise auprès des collectivités locales ;

-          Le pole universitaire du camp Jacob à Saint-Claude, inauguré au mois de mai 2013, d’un cout de plus de 50 millions d’euros, constitue un ensemble moderne dans un site exceptionnel au service de notre jeunesse, de nos étudiants ;

-          L’ouverture d’un BTS audiovisuel destiné à la formation des jeunes dans des métiers de l’audiovisuel ouvre des perspectives de nouveaux débouchés;

-          L’accompagnement des associations de consommateurs et la création d’un site permettent la mise en place de contre pouvoirs.

Mais, l’une des mesures la plus attendue de nos compatriotes est celle relative à la maitrise des prix des carburants.

Nous devons saluer ici, le travail accompli par le Ministre des outre Mer pour rendre plus transparent la composition du prix des carburants en Outre Mer et singulièrement en Guadeloupe.

Je vous félicite mes chers collègues, d’avoir donné un avis favorable en commission permanente du 3 décembre 2013, au projet de décret réglementant les prix des produits pétroliers et du gaz de pétrole liquéfié dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique et clarifiant le fonctionnement des marchés de gros et de détail pour la distribution de ces produits dans ces mêmes territoires.

Avec le nouveau décret il y aura  un renforcement du rôle de l’observatoire des prix,   Le déclaratif ne suffira plus, il va falloir prouver avec des documents comptables certifiés les charges et les marges. Les éléments entrant dans le calcul du coût seront limités afin d'éviter des coûts surévalués. Les comptes de résultat devront être présentés après certification par un expert comptable. Comment peut on être contre  la transparence si on a rien à se reprocher. Les guadeloupéens pourront désormais  payer le juste prix de ce produit d’une absolue nécessité.

Saluons également l’avis favorable donné par l’autorité de la concurrence et par les 51 parlementaires d’Outre Mer qui approuvent ce texte qui constituait un engagement du président de la république de lutter contre les monopoles et les marges abusives dans tous les secteurs.

Oui c’est un progrès indéniable de transparence que le précédent gouvernement n’avait hélas pas su imposer à ceux dont l’intérêt était de ne rien changer au mode de calcul du prix du carburant.

Réitérons donc notre soutien et notre confiance dans l’engagement du ministre des Outre Mer, pour offrir aux consommateurs guadeloupéen un juste prix des carburants.

Ce combat va de paire en ce qui nous concerne avec la rigueur que nous devons poursuivre dans la gestion des affaires régionales. Par les temps qui courent, « temps de disette », un sou est un sou. Chaque sou dépensé doit avoir l’affectation la plus optimale possible.

L’affaiblissement de nos marges de manœuvre doit nous mener à accentuer des économies de fonctionnement dans tous les secteurs ou ils sont possibles. Il y va de nos capacités à maintenir notre niveau d’investissement.

Cet effort doit être le notre d’autant, que la présidente de région Mme Josette BOREL-LINCERTIN s’engage  à ne pas augmenter la pression fiscale et à ne pas recourir à l’emprunt qui reporte sur les générations à venir la charge de la dette.

2014 sera une année de réalisation, de concrétisation et de finalisation de bon nombre de projets que nous avons lancé en début de mandat. Nous nous inscrivons à la fois dans une démarche pragmatique, réaliste et ambitieuse.

3 axes forts se dégagent:

- Lutter contre le chômage

- Aménager le territoire pour répondre aux nouveaux enjeux actuels et à venir

- Renforcer la cohésion sociale et développer l'humain.

Il s’agira en tout premier lieu de tout mettre en œuvre en faveur de l’emploi, c’est un axe prioritaire de notre action.

Même si ce n’est pas une de nos compétences premières, nous devons créer les conditions pour favoriser l’accès au travail pour les publics les plus éloignés de l’emploi.

Nous le ferons en améliorant et en développant les actions permettant de lutter contre la précarité. En inventant des formes d’approche, en adaptant les mesures à aux  personnes concernées.

Cela a pris la forme de la mise en place d’ateliers de  développement personnel, de découverte d’un métier lié à un secteur d’activité ou encore à l’accompagnement à la création d’activité. Ces mesures seront amplifiées en 2014.

Il s’agit par ailleurs, d’accroitre les dispositifs de pédagogie innovante à destination de ces  publics en difficulté, en développant des chantiers d’insertion sur tout le territoire. Plusieurs sont déjà en activité ou le seront prochainement :

-          la Grivelliere pour le pole rénovation de monuments historique,

-          des chantiers de ravalement de façades de centre-bourgs,

-          des travaux d’aménagement et d’entretien sur les giratoires des routes.

De nouveaux chantiers d’insertion seront soutenus dans le domaine maritime, dans l’audiovisuel et dans le sport.

Toujours en soutien de l’emploi, nous accentuerons nos interventions pour soutenir l’emploi:

-          par l’aide régionale pour les emplois tremplins ;

-          par l’accompagnement dans le financement des emplois aidés en prenant en charge la part employeur pour les associations et les entreprises ;

-          par l’accompagnement dans le financement des emplois d’avenir dont les résultats des recrutements pour 2013, ont atteint les objectifs visés.

De même nous continuerons à porter une attention particulière à ces publics en développant les écoles  de la 2ème chance. Celle de Basse-Terre sera prochainement livrée, celle du Moule est en bonne voie pour l’achèvement des travaux en 2014.

En direction des lycéens, le plan pluri annuel d’équipement des lycées arrive à son terme il a permis la remise à niveau d’un certain nombre d’équipements qu’il convient de renforcer pour permettre le travail et l’accueil des élèves dans des conditions toujours plus améliorées.

Les résultats au baccalauréat de 2013, sont très encourageants. Nous avons un taux record de réussite de 86,8%, la région s’en félicite. Elle en prend toute sa part dans ce résultat, consciente des progrès réalisés en termes d’infrastructures, d’équipements et de moyens en agents techniques affectés dans les lycées. Nos efforts seront poursuivis dans le cadre du nouveau plan pluri annuel 2014- 2016 qui a fait l’objet d’une large concertation avec les établissements en 2013.

2013, qui a été l’année d’inauguration du pole universitaire du Camp Jacob, une merveilleuse infrastructure au service de nos étudiants. 2014 devrait permettre une montée en charge de  cette structure.

La collectivité régionale intensifiera l’aide qu’elle apporte aux étudiants pour ceux qui poursuivent leurs études en Guadeloupe quand l’offre de formation existe au sein du pole universitaire régional de Guadeloupe. Pour mémoire, seulement 25% des bacheliers poursuivent leurs études dans notre région.

Cette lutte pour l’emploi ne peut être gagnée que si l’activité économique progresse c’est pourquoi la région entend amplifier l’accompagnement des entreprises et la modernisation de l’économie.

Nous adopterons en 2014 le nouveau Schéma Régional de Développement Economique pour mieux orienter nos champs d’intervention.

Au nombre de nos actions nous apporteront une attention particulière aux mesures visant

-          à favoriser le financement du programme d’investissement des entreprises,

-          à soutenir la transmission et la reprise d’activité,

-          à encourager l’intégration de la démarche durable

L’année 2014, sera aussi celle du tourisme avec le temps fort de l’organisation de la route du rhum qui sera à sa 10ème édition.

La région Guadeloupe sera pour cette édition le sponsor principal de cette opération sportive internationale qui prendra le nom de « la route du rhum destination Guadeloupe ». L’organisation de cette course transatlantique est un événement attendu. Tout sera mis en œuvre en termes de communication, de festivité, de retombé économique, d’appropriation par les guadeloupéens pour en faire un élément majeur destiné à dynamiser notre économie. La route du rhum destination Guadeloupe devra être un booster économique. 

Le tourisme c’est principalement l’affaire de l’attractivité du territoire. Aussi, convient-il d’axer nos priorités sur l’offre d’hébergement et l’offre de service.  Nous mettrons l’accent en 2014, sur l’accompagnement des investisseurs pour favoriser la montée en gamme, la diversification des hébergements et des services.

Dans un autre domaine économique, une part non négligeable de nos interventions devra être consacrée au secteur de la recherche et de l’innovation, l’année 2014 sera celle de la création de la structure juridique portant le pole technopolitain et le démarrage de l’activité de la pépinière d’entreprises innovantes de Baie Mahault. La collectivité a procédé en 2013 au recrutement de l’animateur du réseau des acteurs de l’innovation.

Le soutien à l’économie et à l’emploi va de paire avec la poursuite de la mise en œuvre de nos équipements structurants et d’un aménagement équilibré du territoire qui sont des moteurs de développement.

En 2014 nous réaliserons et achèverons nos grands travaux initiés en début de mandature  et parmi ceux-ci on compte:

-          Les travaux du Mémorial ACTe dont l’inauguration est prévue pour 2015 ;

-          L’accompagnement du projet structurant du grand port ;

-          La restructuration par tranche de la cité scolaire de Baimbridge ;

-          La construction du barrage de Moreau ;

-          L’accompagnement du projet de traitement des déchets avec le SYVADE ;

-          La construction du pont à double voie de la rivière Noire à Saint-Claude ;

-          Les travaux à 2x3 voies de la RN1 entre la Jaille et le pont de la Gabarre ;

-          L’aménagement du boulevard maritime de Port Louis ;

-          La déviation de la Boucan au Lamentin ;

-          Le contournement du quartier de la rivière de pères à Basse-Terre ;

-          la modernisation des routes nationales ;

-          Le campus sanitaire et social de Morin.

Nous verrons se concrétiser dans l’année à venir ce que nous avons initié en termes de partenariat avec les communes, les contrats de développement durable incluant 3 secteurs de développement :

-          l’aménagement et l’environnement,

-          le développement économique,

-          la cohésion sociale.

Les premiers contrats seront signés au cours du 1er trimestre 2014 et concerneront les zones les plus touchées par la crise et par la double insularité que sont les communes de Marie Galante et du nord Grande Terre. 

Il est tout aussi primordial de lutter contre les distances qui nous séparent, l’isolement de certains habitants dans certaines zones blanches hors d’atteinte des nouvelles technologies de la communication et discriminés de ce fait.

La région a adopté son schéma directeur d’aménagement numérique le 22 octobre 2013. Il prévoit des mesures d’accompagnement pour la couverture du territoire en très haut débit et le désenclavement numérique. Nous porterons toute notre attention à sa mise en œuvre et en particulier à l’accès à internet dans les zones blanches.

Sur le traitement des déchets, nous procéderons en 2014, à la révision du plan régional d’élimination et de gestion des déchets dangereux qui relève de notre compétence. Ce plan devient plan de prévention et de gestion des déchets dangereux et non plus seulement d’élimination des déchets dangereux.

Bien que hors de nos compétence, nous nous impliquons dans la réalisation de la plateforme multi-filières de traitement des déchets et assimilés de la Gabarre portée par le SYVADE car il s’agit de la Guadeloupe et de notre environnement. La présidente de région, Mme Josette BOREL-LINCERTIN s’est déplacée tout spécialement au mois d’octobre dernier pour préserver les financements européens de 50 millions d’euros alloués à cette opération.

Cette bataille pour le traitement des déchets et la préservation de l’environnement ne sera gagné que si nous mettons le citoyen en face de ses responsabilités. La sensibilisation des populations sera donc accrue par nos soins:

-          sur  la préservation de la ressource en eau notamment sur l’intérêt de se doter de citernes avec l’aide de la région ;

-          sur  les actions d’éducation au développement durable, sur le terrain, qui répondent aux demandes des associations avec l’opération « mon archipel, mon environnement »

-          sur  le milieu scolaire dans le cadre d’une convention multi-partenariales « éducation au développement durable ».

C’est ce citoyen qui est au centre de nos préoccupations pour construire une société plus juste, plus harmonieuse que nous ne bâtirons qu’en renforçant la cohésion sociale et en agissant sur le développement humain

Dans le domaine social,

Bien évidemment, en 2014 la politique de solidarité de la région va se poursuivre, à l’égard des personnes fragilisées par la crise. La prime de 100 euros sera reconduite en 2014.

En contribuant aussi, activement, à l’apport pour les personnes défavorisées d’aides permettant l’amélioration de l’habitat.

Dans le domaine du sport,

Les études concernant le centre de football de Petit Bourg seront achevées en 2014 et la phase des travaux sera lancée. C’est un projet ambitieux qui permettra l’entraiment de nos footballeurs en particulier des sélections dans des conditions optimales. C’est un partenariat avec la fédération guadeloupéenne de football.

Nous agirons également dans la discipline du cyclisme avec la réfection de la piste du vélodrome Amédé DETRAU à Gourde Liane.

Nous éditerons prochainement un guide recensant l’ensemble des ligues et comités sportifs en Guadeloupe. Ce guide permettra à tout guadeloupéen d’identifier le club au sein duquel il pourra pratiquer une discipline et connaitre les projets en cours.

Dans le domaine culturel,

Le recrutement du chargé de mission pour le pole régional des arts du spectacle devrait intervenir. Il sera chargé de préparer la phase pilote de structuration et de hiérarchisation de l’enseignement artistique en Guadeloupe.

En matière de cinéma, nous en parlerons en questions diverses, mais permettez moi de souligner le caractère de visionnaire de Victorin LUREL, ancien président du conseil régional, qui a décelé dans ce secteur d’activité une source de développement et de professionnalisation d’une filière au bénéfice de la Guadeloupe. Le bilan est largement positif et l’avenir est prometteur. Nous signerons dans les prochains mois, la 4ème convention triennale sur le cinéma pour 2014-2016, avec l’Etat et le centre national du cinéma.

Nous mettrons en œuvre l’opération ciné-région à destination des étudiants à l’IUT de Saint-Claude.

Nous accompagnerons l’année prochaine, financièrement, un nombre croissant de séries entièrement tournées en Guadeloupe.

Enfin je ne pourrai terminer ce discours introductif au débat sur nos orientations budgétaires sans aborder le grand dossier de l’Europe sous deux aspects :

-         concernant le premier aspect : la région sera autorité de gestion pour le prochain PO 2014-2020, c’est environ 1 milliard d’euros en gestion de crédits européens sur la période.

C’est une responsabilité énorme qui nous sera donnée.

C’est une période intense qui s’ouvre à nous, qui mobilisera les services qui devront se réorganiser pour s’adapter aux nouvelles exigences de cette mission.

Nous aurons en gestion le FEDER-FSE, le FEADER, INTERREG et la subvention globale pour le FEAMP. C’est vous dire que les regards se porteront sur nous, que nous sommes condamnés à réussir pour faire réussir la Guadeloupe.

Une cellule partenariale  composée de la région, de l’Etat et du département gérera le dispositif et remplacera la cellule Europe que vous connaissez.

-s’agissant du deuxième aspect : la présidente de la région Guadeloupe est devenue présidente de la conférence des présidences des RUP pour 2014. Elle organisera dans ce cadre la XXème conférence des présidents en Guadeloupe et devra défendre à Bruxelles les intérêts des RUP.

Voilà mes chers collègues une année riche en activité et en travail qui nous attend. Nous en sommes habitués et nous y ferons face.

Je vous remercie.